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	<title>ECONOMIST CLUB LUXEMBOURG</title>
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	<description>FORUM ECONOMIQUE &#38; FINANCIER</description>
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		<title>Le yachting en eaux fiscalement agitées</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 09:35:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecl</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE BILLET DE L'ECONOMIST CLUB]]></category>

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		<description><![CDATA[PAR JEAN-PIERRE VERNIER, MEMBRE DE L’ECONOMIST CLUB L’imposition regroupe l’ensemble des impôts, taxes, redevances, contributions et cotisations sociales soumises aux personnes physiques et morales.La taxe sur la valeur ajoutée ou TVA est un impôt indirect sur la consommation. Impôt, institué &#8230; <a href="http://economist.lu/forum/index.php/?p=466">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://www.paperjam.lu/article/fr/le-yachting-en-eaux-fiscalement-agitees">PAR JEAN-PIERRE VERNIER, MEMBRE DE L’ECONOMIST CLUB</a></h4>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/jean-pierre-vernier.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-471" title="jean-pierre-vernier" src="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/jean-pierre-vernier.jpg" alt="" width="100" height="100" /></a>L’imposition regroupe l’ensemble des impôts, taxes, redevances, contributions et cotisations sociales soumises aux personnes physiques et morales.La taxe sur la valeur ajoutée ou TVA est un impôt indirect sur la consommation. Impôt, institué en France par une loi du 10 avril 1954, qui se propose d’éliminer les inconvénients de divers impôts sur la consommation et de les remplacer par un impôt plus moderne, à vocation unique. Invention française, elle fait, à l’étranger, rapidement le tour du monde et se trouve adoptée par de nombreux pays notamment au sein de l’Union européenne où chaque État national en fixe le taux.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">2012 sera « l’année de tous les risques » en France. En Allemagne, la situation sera aussi plus difficile qu’en 2011 en raison des incertitudes sur la zone euro. En Italie, on appelle à « plus de sacrifices ». En Espagne, on parle de l’urgence des mesures fiscales à mettre en place. « Pain » aussi au Royaume-Uni, où les choses seraient plus difficiles.</p>
<p style="text-align: justify;">Mesures d’austérité, réduction des dépenses, hausses d’impôts… Mélancolie et incertitude sont de règle. Certains appellent cela du réalisme, d’autre du fatalisme !</p>
<p style="text-align: justify;">Constat de crise certes, mais les choses ne vont pas toujours de mal en pis, surtout quand il s’agit de l’Union européenne et de la TVA concernant le yachting, car l’année 2012 devrait s’inscrire dans la continuité de 2011 en matière de TVA, pour la plaisance et pour le fisc. Avec néanmoins des incertitudes qui risquent de changer fondamentalement les habitudes de secteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Taxer de nouveau n’est pas en soi une surprise. Il suffit de se retourner vers un passé récent. Conçue en Sardaigne comme une « taxe à l’arrivée » en 2006, puis mise au rebut à peine deux ans après sa mise en place, cette taxe est de retour dans sa forme la plus développée : Stazionamento Imposta, ou « impôt d’accostage » dans toute l’Italie.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi, à partir du 1er mai 2012, tous les yachts de plus de 10 mètres de longueur entrant dans un port italien, devront payer cette taxe quotidienne dont le montant sera proportionnel à leur longueur. Un yacht de plus de 65 mètres pourrait payer au moins 5.000 euros pour un séjour d’une semaine en Italie, et des amendes allant jusqu’à 300 % de la somme due seraient réclamées pour toute infraction !</p>
<p style="text-align: justify;">La question de l’exonération de la TVA pour les yachts a été remise au goût du jour en 2011. En effet, la Cour européenne de justice à Luxembourg (CEJ) a statué dans le cas Bacino (affaire C-116/10-2011), en rappelant qu’il faut interpréter l’article 15.5 dans le sens que l’exonération de taxe sur la valeur ajoutée prévue par cette disposition ne s’applique pas aux prestations de services consistant à mettre un bateau, contre rémunération, avec équipage, à la disposition de personnes physiques, à des fins de voyages d’agrément en haute mer.</p>
<p style="text-align: justify;">Une autre décision concernait A. Oy (affaire C-33/11), jugement de la Cour suprême administrative de Finlande au début de l’année 2011, porté devant la CEJ. Ce cas portait sur l’interprétation des mêmes dispositions d’exonération fiscale que dans le cas Bacino, mais cette fois-ci au sujet des aéronefs. Une société aéronautique exploitant des avions à travers le monde, donc éligible à l’exemption de TVA, peut-elle louer un appareil à un de ses actionnaires pour une utilisation commerciale et / ou privée.</p>
<p style="text-align: justify;">Les similitudes avec la plaisance sont réelles car les avions, les navires et tout autre moyen de transport forment une seule et même classe dans la directive TVA.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, si une entreprise propriétaire d’un yacht exploité commercialement l’affrète à l’actionnaire de la société, pour une utilisation privée ou commerciale payée, cela écarterait-il ce yacht de l’exonération de TVA prévue par la loi, alors que la Cour de justice détermine que la location payante doit être faite uniquement à des tierces parties non liées à la société propriétaire du navire pour obtenir l’exemption de TVA ? Cela engendrera, pour les rares pays qui permettent encore l’utilisation des yachts en exemption de TVA, des changements assez importants.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, un troisième exemple concerne des décisions prises en Grande-Bretagne qui portent sur l’application de la TVA sur l’exploitation des yachts inscrits sur le registre des « petits navires ayant une activité commerciale ». Depuis 2011, la récupération de la TVA ou son exemption n’est plus autorisée si le navire est loué par un résident britannique, que l’utilisation du bateau ait lieu dans les eaux territoriales anglaises ou non.</p>
<p style="text-align: justify;">Une des choses remarquables en 2011 fut la rapidité avec laquelle les administrations fiscales ont annulé les incitations fiscales en vigueur de longue date dans l’industrie du yachting. Ces incitations venaient souvent sous la forme de « concessions extra-statutaires ». C’est ainsi que le fisc exerçait son pouvoir discrétionnaire en faisant desconcessions qui s’écartaient de la position stricte de la loi.</p>
<p style="text-align: justify;">ependant, certaines règles de TVA sont programmées pour prendre fin en 2012, afin de permettre des ajustements plus précis et définitifs en 2013. Les sociétés de leasing maritimes devraient faire l’objet de quelques ajustements concernant le lieu d’exploitation et la taxation des contrats B2B ou B2C.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous ces changements se préparent alors que les États membres de l’Union connaissent de graves difficultés financières liées aux défaillances de certaines économies et à la fragilité soudaine du secteur financier européen.</p>
<p style="text-align: justify;">Nécessité impérieuse des états membres de récupérer l’ensemble des taxes dues au fisc en commençant par la perception de la TVA ? Volonté politique d’imposer ces décisions dans le but d’une plus grande solidarité entre tous les contribuables européens ? Souhait politique d’abolir certaines dispositions privilégiant des secteurs économiques dont les utilisateurs peuvent être considérés comme des nantis ? Prémices d’une uniformisation fiscale à l’échelon de l’Union européenne dans les domaines du yachting, de l’aviation d’affaires, et plus généralement pour toutes opérations de droit commun ? Peu importent les tenants et les aboutissements : ces décisions fondamentales devraient avoir à terme des répercussions très importantes sur le secteur du yachting. En effet, on pourrait craindre une désaffection des acteurs et des utilisateurs économiques du secteur yachting, dans le cas où leur désir de ne pas acquitter de TVA, sur l’acquisition ou sur l’exploitation d’un navire, serait définitivement remis en cause.</p>
<p style="text-align: justify;">Des problèmes majeurs pour les chantiers navals, les courtiers, les fournisseurs, les marins pourraient surgir, qui se trouveraient dans l’obligation de partir à la recherche de travail dans des eaux moins contraignantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Luxembourg ne devrait pas échapper à ces changements alors que les yachts, enregistrés pour une utilisation commerciale, bénéficient d’un véritable statut de navires de marine marchande.</p>
<p style="text-align: justify;">Taxes et impôts sont inévitables et indispensables, et structurer des opérations pour en limiter leurs effets n’est pas illégal. Aucune décision majeure n’a encore été prise notamment en France ou la majeure partie de l’activité de ces yachts s’effectue. Donc « business as usual », pour l’instant. Dans le cas contraire, une dose d’ingénierie juridique et fiscale sera nécessaire pour agrémenter ces décisions.</p>
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		<title>La notoriété de Luxembourg à l’étranger</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Mar 2012 10:23:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Becker</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE BILLET DE L'ECONOMIST CLUB]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Pierre-Yves AUGSBURGER, membre de l&#8217;Economist Club Luxembourg. Fin 2011, lorsque j’étais aux États-Unis, j’ai constaté que la notoriété du Grand-Duché de Luxembourg parmi les non financiers était très basse. L’on confondait souvent Luxembourg avec une hypothétique ville située en &#8230; <a href="http://economist.lu/forum/index.php/?p=446">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Pierre-Yves AUGSBURGER, membre de l&#8217;Economist Club Luxembourg.</p>
<p>Fin 2011, lorsque j’étais aux États-Unis, j’ai constaté que la notoriété du Grand-Duché de Luxembourg parmi les non financiers était très basse. L’on confondait souvent Luxembourg avec une hypothétique ville située en Allemagne. Je me suis dit qu’il y avait encore du pain sur la planche et que mieux vaudrait axer la politique d’amélioration de la notoriété de Luxembourg à l’étranger par une politique de communication plus axée sur la ville que sur le pays. En effet, un citoyen d’un grand pays ne peut que difficilement s’imaginer qu’un pays de la taille de Luxembourg puisse jouer un rôle important dans le monde d’aujourd’hui. Alors que le message véhiculé par une capitale comme la ville de Luxembourg aura certainement plus d’impact. Dans cet article, je vais livrer quelques réflexions personnelles, qui s’inscrivent dans la continuité de la récente table ronde intitulée « L’image du Luxembourg, quels enjeux pour l’avenir ? » qui s’est tenue fin février à la Chambre de Commerce.</p>
<p>Revenons tout d’abord à quelques notions de marketing et faisons la distinction entre une stratégie pull et une stratégie push. On me rappelait récemment que les entreprises innovantes, dynamiques et avec une marque forte adoptaient des stratégies pull, ce qui permet d’avoir directement un contact avec le client et de s’adresser à lui dans ses messages publicitaires. C’est par contre une stratégie qui nécessite un fort branding et des moyens très importants.</p>
<p>Au niveau du Luxembourg, nous devrions donc d’abord définir une marque propre au pays ou à la capitale, arrêter un positionnement clair, précis et visible pour pouvoir adopter ce type de stratégie et ensuite communiquer. Ceci demandera des études préalables, une définition de l’image à véhiculer et la mise en place de stratégies de communication, et surtout une bonne coordination des différents acteurs, c’est probablement là qu’il sera le plus difficile d’obtenir des résultats.<br />
Une image de marque</p>
<p>À notre avis, il est temps de passer à ce stade et surtout de travailler avec les meilleures agences internationales. Il est important, dans un monde globalisé, de définir une image d’un Luxembourg nouveau et celui d’une capitale dynamique. Relevons dans ce domaine les très bonnes publicités TV de pays comme l’Inde ou la Turquie. Ce genre de publicité haut de gamme fait rêver et montre la diversité de ces pays.</p>
<p>Dans ce type d’approche, il sera probablement — comme mentionné dans notre introduction — plus facile de véhiculer une image de diversité et de modernité si nous décidions de concentrer nos efforts sur la ville de Luxembourg, capitale européenne, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il s’agira aussi de trouver un slogan moderne et percutant, en adéquation avec ce qui sera montré dans les visuels. En résumé, il sera nécessaire de mettre en place un plan d’action en matière d’image de marque. Et surtout, d’intégrer dans cette approche les différents acteurs comme le gouvernement, la Chambre de Commerce, les principales associations, l’ONT, etc.</p>
<p>Aujourd’hui, le succès des fonds de placement luxembourgeois provient du fait que le gouvernement et l’Alfi ont adopté une vraie communication et un positionnement très clair leur permettant d’apparaître avec une visibilité mondiale. Nous pourrions faire de même au niveau du private banking en adoptant une stratégie pull faisant ressortir le fait que la place financière, contrairement à la Suisse, s’est dotée d’une image de place européenne on-shore. Il serait alors plus aisé, avec une image claire de Luxembourg, de se positionner sur de nouveaux créneaux comme l’asset management ou le family office. Nous pourrions également plus facilement faire venir des talents à Luxembourg et, si nous insistons sur l’aspect multiculturel, faire se déplacer les quartiers généraux de grandes multinationales.<br />
Une approche marketing coordonnée</p>
<p>Nous nous sommes livrés à un petit exercice de consultation des sites Internet du gouvernement, de la Ville de Luxembourg, de l’ONT et du Luxembourg City Tourist Office. Ils sont certes très informatifs, mais manquent d’unité et surtout ne sont pas assez modernes, ils ne donnent pas envie de venir à Luxembourg. Ils ne véhiculent pas une image claire du pays ou de la ville. Nous avons également visité le site de Wikipedia et avons constaté que la version en luxembourgeois est tout à fait complète et celle en anglais très correcte, alors que la version en français laisse à désirer. Ici aussi, il est indispensable qu’il y ait des contributions plus coordonnées de l’approche marketing, c’est une vitrine essentielle pour le Grand-Duché.<br />
Quelques pistes</p>
<p>Nous pourrions aussi travailler sur la façon de rendre le commerce en ville plus attractif en laissant par exemple la liberté des horaires d&#8217;ouverture aux commerçants. Il est impensable pour une capitale européenne de voir se fermer les devantures des boutiques à 18 h pile.</p>
<p>Au niveau culturel, Luxembourg offre des programmes attractifs pour qui sait jongler entre les différentes langues et cultures, et la Philharmonie est une salle de concert de niveau européen. Le Mudam brille plus par son architecture que par ses expositions qui demandent souvent un niveau de connaissance bien au-delà du niveau du commun des mortels. Au niveau de l’art culinaire, nous tenons la route avec les capitales européennes et la publication d’un Cool Restaurants Luxembourg chez teNeues serait le bienvenu.</p>
<p>Au niveau des points à améliorer, relevons que le Luxembourg devrait construire plus en hauteur afin de ne pas trop empiéter sur les terres agricoles, les champs ou les forêts. Cela permettrait non seulement de proposer des logements plus abordables mais aussi de donner un vrai visage moderne à la ville. Oui : Luxembourg doit plus s’inspirer de ce qui se fait à l’étranger dans des villes comme Londres, Dubaï, Miami ou en Asie. Il est nécessaire de donner une vue plus jeune du pays, sans toutefois renier le patrimoine de la ville qui est exceptionnel.</p>
<p>Dans ce domaine également, il est nécessaire de mieux communiquer à l’étranger et ceci pas uniquement dans les foires de tourisme. Les médias comme Internet, les journaux et les magazines de luxe et la télévision doivent être ciblés avec une approche entrepreneuriale.<br />
Créer une image jeune et dynamique</p>
<p>Au niveau de l’image, il serait souhaitable d’avoir un corner Luxembourg dans de grandes librairies internationales, de publier quelques livres chez Taschen, de se placer pour avoir une section Luxembourg dans les City Guide Louis Vuitton et de publier un Wallpaper* City Guide.</p>
<p>Il faudrait créer un logo et une marque avec une forte identité comme celle de Saint-Moritz. Nous voulons un pays et une capitale modernes, donnons-nous les moyens d’aller dans cette direction. Nous savons que le Luxembourg a besoin de croissance pour pouvoir assurer sa cohésion sociale et honorer ses promesses de pension. Il n’y a donc pas à hésiter, il faut aller de l’avant.</p>
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		<title>Vers un autre modèle économique</title>
		<link>http://economist.lu/forum/index.php/?p=447</link>
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		<pubDate>Wed, 22 Feb 2012 22:59:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Becker</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE BILLET DE L'ECONOMIST CLUB]]></category>
		<category><![CDATA[modèle économique]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Mores]]></category>

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		<description><![CDATA[Par M. Olivier MORES, membre de l&#8217;Economist Club Quelles leçons, autres que financières, peut-on tirer d’une crise qui n’est pas seulement financière ? À force de crises variées et récurrentes auxquelles nous répondons dans l’urgence, où est la vision globale et &#8230; <a href="http://economist.lu/forum/index.php/?p=447">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><span style="color: #000000;">Par M. Olivier MORES, membre de l&#8217;Economist Club</span></strong></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Quelles leçons, autres que financières, peut-on tirer d’une crise qui n’est pas seulement financière ? À force de crises variées et récurrentes auxquelles nous répondons dans l’urgence, où est la vision globale et à long terme ? Certes, sans une économie performante, il n’y a guère de modèle social durable. La croissance est, dans le modèle économique dominant, le levier de l’emploi. Mais sans une redistribution plus juste des richesses et une protection accrue de notre santé et de l’environnement, sans hommes et femmes motivés à vivre et à travailler ensemble, il n’y a point d’économie vraiment performante. En fin de compte, les conséquences humaines et environnementales des activités économiques soulèvent la question des finalités et des valeurs du modèle économique dominant. N’est-il pas temps de réorienter le capitalisme vers un système de production de biens et de services plus équitable, écologique et éthique ? Des pistes alternatives existent !</p>
<div style="text-align: justify;">
<p>Pour l’heure (fin janvier), le risque d’une récession globale semble écarté. Une légère reprise semble même envisageable aux États-Unis dès cette année. À terme, la crise de la zone euro, aboutissement d’autres crises (subprimes, faillite de Lehman Brothers, dettes souveraines), devrait pouvoir être maîtrisée.</p>
<p>Manquent cependant encore une stratégie de croissance à plus long terme et, plus encore, un nouveau grand projet collectif permettant de mieux distribuer les richesses et de réduire l’écart entre pays et couches sociales nantis et pauvres. La crise actuelle est en effet plus que financière, budgétaire ou conjoncturelle. À force de répétitions, il y a problème quant au modèle lui-même.</p>
<p>Il y a en tout cas crise de confiance : alors que le chômage augmente un peu partout, de nombreux citoyens, surtout jeunes, ne comprennent pas – ou plus – ce qui se passe autour d’eux et ce qui leur arrive personnellement. Les règles du jeu ne sont plus claires. Notre monde est de plus en plus difficile à comprendre et, sans clés de décodage, un sentiment d’impuissance et des frustrations se font jour, ce dont se délectent les populismes et nationalismes de toutes sortes.</p>
<p>Débridé, notre système économico-financier semble dominé par les banques et les marchés. Les bénéfices sont privatisés et les pertes socialisées. Les décisions techniques sont de plus en plus difficiles à expliquer et à comprendre. S’offre à nous, les médias aidant, une économie-spectacle de plus en plus éloignée de l’économie réelle, productive, refoulant très rapidement les conséquences humaines et environnementales. Qui, aujourd’hui, parle encore de Fukushima ?</p>
<p>Le « capitalisme financiarisé », qui s’est développé depuis les années 70, est tombé à partir de 2008 dans des excès graves : opacité des produits titrisés, rémunérations mirobolantes de traders, surpoids des agences de notation, dérégulation exagérée&#8230; Par ailleurs, nous assistons, outre la globalisation, à une hyperconcentration de l’économie mondiale. Une récente étude (The network of global corporate control, PLoS One, 2011, www.plos.org) constate que les participations de 737 firmes dans les 43.000 plus grandes entreprises du monde leur permettent de contrôler 80 % de la valeur totale (mesurée en chiffre d’affaires) de ce « réseau » (tout en se contrôlant entre elles).</p>
<p>Les réponses apportées aux crises se limitent à l’urgence immédiate. Non que l’urgence ne soit pas nécessaire, mais où est la vision globale et à long terme ? Il ne suffira pas de réguler, d’injecter des milliards, de réduire les dépenses. Ce faisant, on ausculte les symptômes et on sort les instruments. Le risque systémique dont certains parlent doit nous amener à réfléchir plus profondément au sens, aux finalités à long terme de l’économie pour recentrer la production de biens et de services sur sa mission intrinsèque : servir la collectivité et son bien-être. Il faut en quelque sorte réconcilier science économique et éthique sociale.</p>
<p>Dans son rapport Gens résilients, planète résiliente, présenté le 30 janvier dernier au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, le Groupe de haut niveau sur la croissance durable énumère 56 recom­mandations visant à intégrer le développement durable dans la politique économique (www.un.org).</p>
<p>Le rapport demande, entre autres, l’intégration des coûts sociaux et environnementaux dans la fixation des prix mondiaux et dans des instruments de mesure des activités économiques allant au-delà de l’approche traditionnelle du PIB.</p>
<p>L’instrument de mesure dominant, la rentabilité financière des activités économiques, doit être élargi à d’autres critères tels le bien-être des citoyens, le développement durable ou encore le respect de critères éthiques.</p>
<p>En tant que consommateurs, nous devons, par exemple, nous interroger davantage sur la provenance et le mode de confection des produits que nous achetons en nous inscrivant dans une démarche d’achat éthique (cf. Fairtrade). Nous pouvons aussi nous abstenir d’acheter des produits en provenance de pays où les droits de l’homme ne sont pas respectés.</p>
<p>Nous pouvons également développer l’économie solidaire en stimulant la collaboration entre pouvoirs publics, monde économique et société civile et, pour ce qui concerne le Luxembourg, en instaurant un cadre juridique permettant aux nombreuses associations caritatives, humanitaires et autres – qui jouent un rôle incommensurable dans notre société – de s’établir en tant que véritable pilier de notre économie.</p>
<p>Par ailleurs, nous pouvons multiplier les initiatives RSE (responsabilité sociétale des entreprises) en stimulant un mode de gestion responsable (et raisonnable), mesurant et valorisant d’autres facteurs de performance que ceux strictement financiers tels l’impact social et environnemental des activités économiques, une meilleure évaluation des risques ou encore une conduite plus éthique dans les relations d’affaires et le mode de management.<br />
Pensons aussi au rôle intégrateur que devrait jouer le système économique : mieux intégrer tous ces « autres » que sont, par exemple, les personnes handicapées en développant un autre regard à leur égard. Bon nombre de ces citoyens pourraient être intégrés dans l’économie si seulement l’environnement de travail était adapté à leurs besoins.</p>
<p>Alors que le savoir économique et financier est devenu élitaire, compréhensible par une minorité de spécialistes seulement, les technologies de l’information et de la communication qui bouleversent nos modes de vie et de consommation doivent être davantage mises à profit pour contribuer à la démocratisation du savoir dans les écoles, les entreprises et ailleurs.</p>
<p>Dans la crise, le réchauffement climatique n’est hélas plus une priorité politique. Incontesté mais pas encore irrémédiable (osons l’espérer), l’accroissement de la courbe thermique porte en lui le potentiel de troubles migratoires et sociaux graves. Il faut donc redoubler de détermination et d’imagination pour réussir la transition vers une société (beaucoup) plus respectueuse de l’environnement humain et naturel. À ce propos, les idées « vertes » ne manquent pas.</p>
<p>L’année 2011 a vu surgir, amplifiés par les nouvelles technologies et les réseaux sociaux, des mouvements libératoires sur divers continents. Sans vouloir être pessimistes, ne sous-estimons pas le risque de ce que le philosophe Peter Sloterdijk dénomme une démoralisation collective totale. Une telle désespérance, surtout auprès des jeunes et des moins aisés, serait le pire des scénarios.</p>
<p>Dans le rapport Gens résilients, planète résiliente précité, les gouvernements sont invités à susciter une mobilisation collective face à un défi à la fois clair et immense. Il est vrai qu’il y va non seulement de l’euro, de l’Europe ou d’un modèle économique, mais de notre planète et de notre avenir tout court. Pour paraphraser Martin Schulz, le nouveau président du Parlement européen : « Ou nous perdons tous, ou nous gagnons tous. »</p>
</div>
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		<title>L&#8217;immobilier est-il cher au Luxembourg ?</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 10:23:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ecl</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE BILLET DE L'ECONOMIST CLUB]]></category>
		<category><![CDATA[immobilier]]></category>

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		<description><![CDATA[par Jean-Claude Weidert, Janvier 2012 L’immobilier est cher à Luxembourg, et tout le monde s’en plaint. Toutefois, les chiffres qui permettraient d’évaluer le marché dans un contexte à la fois économique et international sont rarement avancés. Pourtant, il serait intéressant de dépasser &#8230; <a href="http://economist.lu/forum/index.php/?p=430">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/jean-claude-weidert.jpg"><img class="size-full wp-image-443 alignleft" title="jean-claude-weidert" src="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/jean-claude-weidert.jpg" alt="" width="100" height="100" /></a>par </em><strong><a href="http://lu.linkedin.com/pub/jean-claude-weidert/24/8a1/372">Jean-Claude Weidert</a></strong>,<em> Janvier 2012</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’immobilier est cher à Luxembourg, et tout le monde s’en plaint. Toutefois, les chiffres qui permettraient d’évaluer le marché dans un contexte à la fois économique et international sont rarement avancés. Pourtant, il serait intéressant de dépasser l’anecdotique et de laisser la parole aux chiffres. Mais il ne suffira pas de comparer le prix du mètre carré à Bertrange avec celui de Fresnois-la-Montagne. Voici une première tentative d’une mise en perspective.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/weidert.png"><img class="size-medium wp-image-437 alignleft" title="weidert" src="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2012/02/weidert-300x133.png" alt="" width="300" height="133" /></a>M. Juncker déclare que la hausse des prix des logements a été le grand échec de son gouvernement. Le patronat estime que le coût du logement exerce une pression à la hausse sur les salaires. Tous les partis politiques promettent le logement abordable. On entend que les prêts hypothécaires d’une durée de trente ans ne sont plus l’exception, et les jeunes familles ont l’impression amère que l’accès au logement est plus difficile pour eux qu’il ne l’était pour leurs parents. De nombreux compatriotes préfèrent fuir le pays et devenir, pour ainsi dire, frontaliers dans leur patrie.</p>
<p>Sans aucun doute, les prix sont élevés. Selon l’Observatoire de l’Habitat, le prix moyen d’une maison unifamiliale s’affiche actuellement à  599.000 €, celui d’un appartement à 370.000 €. Cela signifie-t-il pour autant que l’immobilier est cher au sens économique – c’est-à-dire en relation avec la situation économique du pays, en l’occurrence du revenu des résidents, et, dans une deuxième étape, en comparaison avec nos pays voisins ? (L’Observatoire ne publie malheureusement pas de chiffres sur d’autres pays.)</p>
<p>Le magazine The Economist publie des indicateurs qui montrent l’évolution des prix immobiliers résidentiels en termes nominaux, réels, en relation avec les salaires et avec les loyers, pour 21 pays, à l’aide de séries chiffrés qui remontent jusqu’en 1975. Le vénérable magazine arrive ce faisant à la conclusion que, comparé aux fondamentaux économiques, les prix de l’immobilier se situent en terrain spéculatif dans 9 pays parmi les 21. Malheureusement, le Luxembourg ne fait pas partie des pays couverts par ces indicateurs.</p>
<p>Le Statec collecte deux séries de prix immobiliers (résidentiels et semi- ou non-résidentiels) sur base des transactions réalisées remontant jusqu’en 1975. Entre 1975 et 2010, les prix dans le secteur résidentiel ont été multipliés par treize, ce qui représente une progression annuelle moyenne de 7.40%, avec une forte poussée entre 1998 et 2007 (voir graphique). Un rendement honorable, certainement, mais, comme je trouve, moins faramineux qu’on aurait pu le penser compte tenu des prix affichés dans les agences et de l’affolement public. La progression annuelle est légèrement supérieure à celle réalisée dans nos pays voisins, mais très proche de celle en Belgique (6.27%) et aux Pays-Bas (5.04%). On se rend compte qu’une petite différence de croissance a des conséquences importantes sur le long terme. Notons que les taux de croissance sont très disparates à travers les pays, et n’atteignent que 2,1% en Allemagne et 2.79% en Suisse (voir tableau). Corrigé pour l’inflation, le taux de croissance annuel des prix immobiliers est ramené à 3.69%.</p>
<p>Comment se compare l’immobilier avec l’évolution économique du pays ? Sa progression est très en ligne avec le celle du Produit Intérieur Brut sur la période considérée, ce dernier montant de 7,43% en moyenne annuelle à prix courants. Bien sûr, nous savons que le PIB n’est qu’une mesure très imparfaite du niveau de vie. Dans le cas du Luxembourg, il est notamment fort différent du revenu des résidents en raison de l’apport important des non-résidents dans la production réalisée dans le pays.</p>
<p>Dans les profondeurs des bases de données de l’OCDE &#8211; un régal &#8211; se trouve également une série intitulée « Revenu disponible par tête aux prix du marché et en devise nationale ». Elle devrait donc a priori refléter l’évolution du niveau de vie et donc du pouvoir d’achat du citoyen. Pour le Luxembourg, le taux de croissance de ce revenu disponible s’élève toujours à 6.31% sur la période considérée, ce qui signifie que les prix dans l’immobilier n’ont dépassé, sur les trente-cinq dernières années, que de 1.03% par an la progression du niveau de vie. Ainsi rapportés aux revenus, les prix immobiliers luxembourgeois évoluent grosso modo en ligne avec ceux en Belgique et en France. En Allemagne et en Suisse par contre, l’immobilier est devenu nettement plus abordable au cours de cette période.</p>
<p>L’analyse reste  partielle, il reste du travail à faire. Elle n’inclut pas l’évolution des loyers (faute de données), ni la comparaison internationale en termes de niveau des prix (par opposition à l’évolution historique), elle n’inclut pas les différences régionales, ni les disparités de revenus, ni les éventuelles différences de qualité au niveau des indices et des biens. Elle permet toutefois d’arriver à la conclusion que si les prix dans l’immobilier sont certainement élevés, ils ne sont pas déconnectés de l’évolution économique du pays et se trouvent, en termes relatifs, assez en ligne avec d’autres pays. Si les prix sont inabordables, ils l’ont été déjà il y a 35 ans.</p>
<table width="456" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td colspan="7" valign="bottom" nowrap="nowrap" width="456"><strong>Variation annuelle moyenne 1975-2010</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131"></td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40">Belgium</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56">France *</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">Germany</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">Netherlands</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">Switzerland</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58">Luxembourg</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131">Prix à la consommation</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40">3,62%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56">4,43%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">2,55%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">3,01%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">2,22%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58">3,58%</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131">PIB à prix courants</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40">5,40%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56">6,40%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">4,16%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">5,15%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">3,63%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58">7,43%</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131">Revenu national net nominal</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40">4,95%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56">5,80%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">4,01%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">4,35%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">3,21%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58">6,31%</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131">Prix immobiliers (résidentiel)</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40">6,27%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56">4,35%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">2,14%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">5,04%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">2,79%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58">7,40%</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131"></td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40"></td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56"></td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57"></td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57"></td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57"></td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58"></td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131">En termes réels</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40">2,56%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56">1,347%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">-0,39%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">1,97%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">0,55%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58">3,69%</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131">Rapportés au PIB</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40">0,83%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56">0,585%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">-1,94%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">-0,10%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">-0,81%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58">-0,03%</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131">Rapportés au PNB par tête</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40">1,25%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56">0,86%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">-1,79%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">0,66%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">-0,41%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58">1,02%</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="7" valign="bottom" nowrap="nowrap" width="456"><strong> </strong><strong>Variation annuelle moyenne 2000-2010</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131">Prix à la consommation</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40">2,08%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56">1,71%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">1,56%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">2,02%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">0,86%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58">2,25%</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131">PIB à prix courants</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40">3,45%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56">2,99%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">1,92%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">3,48%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">2,69%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58">6,23%</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131">Revenu disponible par tête</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40">2,52%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56">2,11%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">2,26%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">2,62%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">1,96%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58">2,16%</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131">Prix immobiliers (résidentiel)</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40">7,05%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56">8,87%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">0,28%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">2,54%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">3,82%</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58">7,63%</td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131"></td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40"></td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56"></td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57"></td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57"></td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57"></td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58"></td>
</tr>
<tr>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="131">Revenu national net nominal</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="40">27 555</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="56">26 241</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">26 249</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">29 733</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="57">63 826</td>
<td valign="bottom" nowrap="nowrap" width="58">46 164</td>
</tr>
<tr>
<td colspan="7" valign="bottom" nowrap="nowrap" width="456">Sources: Statec, BCL, BIS, OCDE* Sur la période 1992-2010</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Publié au PaperJam férvier 2012 <a href="http://issuu.com/mikekoedingereditions/docs/pdf_eco_02_2012/89?zoomed=&amp;zoomPercent=&amp;zoomX=&amp;zoomY=&amp;noteText=&amp;noteX=&amp;noteY=&amp;viewMode=magazine" target="_blank">download en format PDF</a></p>
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		<item>
		<title>Gestion des risques et fonds d’investissement</title>
		<link>http://economist.lu/forum/index.php/?p=404</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 09:13:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Becker</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE BILLET DE L'ECONOMIST CLUB]]></category>
		<category><![CDATA[fonds d’investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Marco ZWICK &#8211; Membre de l&#8217;Economist Club Luxembourg. Considérant l’essor important de la fonction « gestion des risques » au sein des établissements de crédit à Luxembourg, avant le développement de cette fonction dans l’industrie des fonds d’investissement, les procédures visant &#8230; <a href="http://economist.lu/forum/index.php/?p=404">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Marco ZWICK &#8211; <em>Membre de l&#8217;Economist Club Luxembourg.</em></strong></p>
<p><a href="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2011/12/Marco-Zwick.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-415" title="Marco Zwick" src="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2011/12/Marco-Zwick.jpg" alt="" width="150" height="191" /></a></p>
<p>Considérant l’essor important de la fonction « gestion des risques » au sein des établissements de crédit à Luxembourg, avant le développement de cette fonction dans l’industrie des fonds d’investissement, les procédures visant à assurer une gestion saine des avoirs des clients et investisseurs et du patrimoine propre à chaque professionnel ont toujours fait partie intégrante de la bonne conduite des affaires. Cet article vise à éclaircir les rôles et responsabilités bien définis au sein de l’industrie des fonds d’investissement, ceci surtout eu égard aux nouvelles dispositions légales et réglementaires émises suite à la directive Ucits IV que le Luxembourg a transposée en décembre 2010, doncsix mois avant le délai de transposition officiel. Le  positionnement stratégique de la place financière du Luxembourg dépend largement de sa bonne réputation comme centre d’expertise international au niveau des activités d’administration, d’investissement et de distribution de fonds d’investissement, incluant la gestion des risques résultant de ces activités.</p>
<p>La fonction « gestion des risques » au Luxembourg se trouve institutionnalisée par la panoplie de réglementations internationales existantes et en cours d’élaboration pour certains acteurs de la finance, par référence à Bâle III, Solvency II, Ucits IV ou AIFMD. Dans un contexte plus historique au niveau local, la circulaire IML 98/143 sur le contrôle interne adressée aux établissements de crédit et autres professionnels du secteur financier définit les mesures à prendre pour assurer que « les risques sont contrôlés adéquatement et le patrimoine est protégé ». La circulaire définit les différents niveaux de contrôle interne en identifiant les rôles et responsabilités du conseil d’administration, de la direction et de la fonction d’audit interne.<br />
Même si le système de contrôle interne est censé identifier, mesurer et limiter les risques financiers et opérationnels de l’entreprise, il n’y pas d’exigence explicite quant à la création d’une fonction « gestion des risques ». La circulaire IML 98/143 a été complétée par la circulaire CSSF 04/155 sur la fonction compliance au sein des établissements de crédit et entreprises d’investissement en tant que fonction de contrôle interne chargée de veiller au respect des normes en vigueur. En l’absence d’une réglementation similaire pour la fonction risk management, les acteurs locaux et internationaux agissant sur la place financière ont pris soin d’adapter les structures de leurs filiales et succursales à Luxembourg pour les mettre en conformité avec les exigences de contrôle interne du groupe financier qu’ils représentent.</p>
<p>La création d’une fonction « gestion des risques », pour les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) luxembourgeois et pour ceux qui interviennent dans le fonctionnement et le contrôle de ces organismes, est définie par la circulaire CSSF 07/308 qui décrit leslignes de conduite à adopter par les OPCVM quant à l’emploi d’une méthode de gestion des risques financiers ainsi qu’à l’utilisation desinstruments financiers dérivés. La réglementation exige que « le risk management doit couvrir le risque global, le risque de contrepartie ainsi que le risque de concentration liés à l’ensemble des positions du portefeuille ». Ceci implique une concentration initiale des rôles et responsabilités de la fonction « gestion des risques » sur la détermination et le suivi des risques précités, incluant le risque de marché, qui affectent les portefeuilles d’investissement et le risque d’évaluation des instruments financiers dérivés de gré à gré. Cette disposition réglementaire initiale est complétée et élargie par la transposition de la directive 2009/65/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009, communément connue comme Ucits IV, qui introduit, entre autres, des obligations de gestion des risques et d’information des investisseurs. S’y ajoute la directive 2010/43/CE de la Commission du 1er juillet 2010 qui définit les mesures d’exécution en matière de gestion des risques.</p>
<p>Cette dernière directive, transposée par voie du règlement CSSF 10-04 et précisée par la circulaire CSSF 11/512, requiert en principe l’établissement d’une fonction « gestion des risques » permanente et indépendante, d’un point de vue hiérarchique et fonctionnel, des unités opérationnelles, responsable pour (i) la mise en œuvre de la politique et des procédures de gestion des risques, (ii) la surveillance des limites de risques imposées aux OPCVM, (iii) l’aide fournie au conseil d’administration pour définir le profil de risque de chaque OPCVM géré, (iv) les rapports de risk management adressés au conseil d’administration et aux instances dirigeantes de la société de gestion de l’OPCVM, ainsi que (v) la revue des dispositifs et procédures d’évaluation des instruments dérivés négociés de gré à gré. Le règlement CSSF précité exige la mise en place d’une politique de gestion des risques permettant « d’évaluer pour chaque OPCVM (…) l’exposition de cet OPCVM aux risques de marché, de liquidité et de contrepartie, ainsi que l’exposition des OPCVM à tout autre risque, y compris le risque opérationnel, susceptible d’être significatif pour les OPCVM ».<br />
L’approche réglementaire initiale qui consistait à assurer une surveillance des risques inhérents à la gestion de portefeuille a par conséquent été sensiblement étendue à la couverture de tous les risques qui pourraient impacter la gestion d’un OPCVM dans son ensemble. La fonction « gestion des risques » ne voit plus ses attributions primaires dans la détermination et le suivi de critères quantitatifs généralement imposés par une régulation, à l’instar d’une surveillance du respect des limites d’investissement définies sous Ucits IV pour assurer une diversification des investissements ou du calcul mathématique du risque global du portefeuille. La fonction est maintenant censée adopter une approche holistique par rapport aux évaluations métriques et qualitatives des risques en question. Ceci est particulièrement pertinent en considérant le risque opérationnel inhérent aux opérations d’investissement et d’administration d’un fonds d’investissement, activités qui sont conduites sous la responsabilité d’une société de gestion et souvent externalisées vers des professionnels de support sis à ou en dehors du Luxembourg.</p>
<p>Ces opérations à échelle internationale posent certes un défi non négligeable en termes de gestion des risques centralisée au sein de la société de gestion luxembourgeoise qui se trouve généralement soumise aux exigences des réglementations nationales ainsi qu’aux standards de risk management définis au sein du groupe financier dont elle fait partie. La fonction « gestion des risques » dans l’industrie des fonds d’investissement a été officialisée récemment et a connu une évolution impressionnante. Le concept de risk management transposé sous Ucits IV trouvera son application pour les fonds non-Ucits, dits alternatifs, ainsi que pour les fonds d’investissement spécialisés très prochainement.</p>
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		<item>
		<title>L’analyse économique en droit de la concurrence</title>
		<link>http://economist.lu/forum/index.php/?p=386</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Nov 2011 11:21:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Becker</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE BILLET DE L'ECONOMIST CLUB]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://economist.lu/forum/forum.php/?p=386</guid>
		<description><![CDATA[Par Gabriel BLESER - Economist Club Luxembourg. Le 12 octobre dernier, le projet de loi n° 5816, auquel le Conseil d’État avait refusé la dispense du second vote constitutionnel, a finalement été voté. Le nouveau Conseil de la concurrence (Conseil) sera désormais &#8230; <a href="http://economist.lu/forum/index.php/?p=386">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Gabriel BLESER</strong> - <em>Economist Club Luxembourg</em>.</p>
<p style="text-align: justify">Le 12 octobre dernier, le projet de loi n° 5816, auquel le Conseil d’État avait refusé la dispense du second vote constitutionnel, a finalement été voté.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/Gabriel-Bleser.jpeg"><img class="alignleft size-full wp-image-399" src="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2011/11/Gabriel-Bleser.jpeg" alt="" width="275" height="183" /></a>Le nouveau Conseil de la concurrence (Conseil) sera désormais un organe collégial composé de quatre conseillers effectifs (permanents), à savoir un président et trois conseillers, ainsi que cinq conseillers suppléants. Le président du Conseil en assurera la direction et aura, comme par le passé, un rôle crucial à jouer. L’instruction des affaires sera confiée, pour chaque dossier, par le président du Conseil à l&#8217;un des trois conseillers désignés. Ce dernier devrait pouvoir bénéficier de l’assistance de fonctionnaires, notamment pour mener les enquêtes. La loi prévoit un cadre du personnel pour ces fonctionnaires qui effectueront le travail le plus important de toute affaire, à savoir l’enquête et l’instruction. La toute nouvelle autorité commencera avec de nouveaux collaborateurs puisque quasiment tout le personnel a/aura quitté les deux autorités actuelles.</p>
<div style="text-align: justify">
<p>L’importance du droit de la concurrence et la dimension économique de cet instrument de régulation restent malheureusement, sept ans après la mise en place d’autorités de concurrence à Luxembourg, peu connues.</p>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify">Au Luxembourg, on a du mal à distinguer une réelle politique de concurrence. Bien que l’on constate que les entreprises sont devenues très sensibles à la matière, il ne semble pas exister une réelle volonté de mettre en place une véritable politique de concurrence. La problématique des taxis, par exemple, connue depuis 2004, n’a toujours pas trouvé de solution…</p>
<p style="text-align: justify">Le droit de la concurrence aura, espérons-le, une deuxième chance de démarrer à Luxembourg avec l’instauration d’une toute nouvelle autorité de concurrence qui sera opérationnelle quatre mois après la publication de la nouvelle loi votée le 12 octobre 2011.</p>
<p style="text-align: justify">Le droit de la concurrence est un droit économique et l’apport de l’économiste est un complément indispensable pour les juristes, avocats et juges qui sont censés prendre des décisions en matière de concurrence.</p>
<p style="text-align: justify">L’idée selon laquelle il existerait une relation entre structure de marché et pouvoir de marché (mesuré par l’indice de Lerner) trouve son fondement dans l’analyse néoclassique des structures de marché.</p>
<p style="text-align: justify">L’importance des économistes et de l’analyse économique est, entre autres, illustrée par le fait qu’en France, un économiste a été nommé conseiller à la Cour de cassation, afin de donner son avis sur des affaires de concurrence à trancher par ladite Cour.</p>
<p style="text-align: justify">Les autorités de concurrence prestigieuses ont très souvent été et sont dirigées par des économistes : l’Office of Fair Trading en Angleterre, le Bundeskartellamt en Allemagne et la Commission européenne.</p>
<p style="text-align: justify">Les affaires de concurrence, surtout dans le domaine d’abus de position dominante et de concentrations, requièrent une expertise économique solide. Il est difficilement imaginable qu’une autorité de concurrence sous-traite systématiquement cette analyse à des experts externes.</p>
<p style="text-align: justify">En pratique, un problème auquel est confrontée l’autorité de concurrence luxembourgeoise vient du fait qu’il n’existe pas de cabinets de conseil économique spécialisés dans ce domaine. Lors­qu’il s’agit de mener des études ou enquêtes pour comprendre le fonctionnement des marchés, il est fait appel à des experts étrangers.</p>
<p style="text-align: justify">Une des raisons de ce manque d’expertise réside tout simplement dans le fait qu’il y a peu d’affaires de concurrence traitées depuis 2004 avec des résultats concrets et que cette matière n’a pas encore atteint le degré de maturité suffisant pour intéresser les conseillers économiques.<br />
Certains avaient essayé de développer celle-ci à Luxembourg en 2004, mais ils se sont vite aperçus qu’il n’y avait pas de business case pour un tel marché…</p>
<p style="text-align: justify">Une législation ayant adopté une approche économique. – Il est important de noter que, depuis le début des années 2000, la législation européenne en matière de concurrence, mais aussi les législations nationales, se sont éloignées d’une approche per se pour se rapprocher d’une rule of reason. Concrètement, cela signifie qu’un comportement n’est pas interdit par principe, mais que la licéité du comportement<br />
d’une entreprise résulte d’une analyse au cas par cas.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, des collaborations entre entreprises con­currentes dans le domaine de la recherche et du développement ne sont pas systématiquement condamnées et interdites. Une entreprise pourra en principe toujours démontrer les gains d’efficacité dans l’intérêt des consommateurs en cas de collaboration entre entreprises concurrentes. Cependant, certaines formes de collaboration, comme une concertation de prix, une allocation ou une répartition des marchés, ou encore un abus d’une position dominante individuelle ou collective, ne pourraient jamais bénéficier d’une exemption ou être déclarées licites par rapport aux règles de concurrence.</p>
<p style="text-align: justify">L’analyse économique en matière d’abus de position dominante. – Il y a lieu de rappeler que la seule détention d’une position dominante sur un marché n’est pas interdite. Ce n’est que l’abus d’une telle position qui est interdit et qui pourra être sanctionné. Au Luxembourg, la majorité des affaires pendantes devant les deux autorités de concurrence actuelles concerne des abus de position dominante. De telles affaires sont difficiles à instruire et l’analyse économique y est cruciale.</p>
<p style="text-align: justify">Afin d’établir une position dominante, l’autorité de concurrence doit définir le ou les marchés de produits / services concernés et le ou les marchés géographiques concernés. Pour ce faire, l’autorité de concurrence est guidée par des lignes directrices de la Commission européenne, mais une vraie analyse des marchés est nécessaire.</p>
<p style="text-align: justify">L’autorité de concurrence luxembourgeoise a un désavantage majeur par rapport à tous ses autres homologues européens : elle n’a pas les informations et la connaissance des marchés, car il n’existe pas de contrôle des concentrations à Luxembourg. Sans vouloir plaider par principe pour l’introduction d’un tel contrôle à Luxembourg, il aurait valu la peine de creuser ceci sérieusement.</p>
<p style="text-align: justify">En cas d’existence d’un contrôle des concentrations, les entreprises doivent obligatoirement fournir toutes leurs informations concernant leurs marchés et ceci très souvent avec l’aide de cabinets de conseil économique. L’autorité de concurrence ne doit donc pas aller chercher ces informations. Elle doit certes les analyser, mais la compréhension du fonctionnement des marchés et par conséquent l’analyse des affaires d’abus de position dominante est facilité pour ces autorités.</p>
<p style="text-align: justify">Les nouveaux pouvoirs de la nouvelle autorité de concurrence. – La nouvelle autorité de concurrence dispose aussi de nouveaux pouvoirs qui nécessitent des ressources et des compétences en matière d’analyse économique. Ainsi, il est prévu que le Conseil effectue des enquêtes sectorielles, délivre des avis et des études de marchés.</p>
<h3 style="text-align: justify"><strong><span style="color: #00ccff">Perspectives d’avenir: </span></strong><span class="Apple-style-span" style="font-size: 16px;color: #444444;line-height: 24px"> S’il est vrai que le droit de la concurrence reste encore à un stade embryonnaire au Luxembourg et qu’il y a peu de contacts ou de collaborations entre juristes et économistes, l’Association luxembourgeoise pour l’étude du droit de la concurrence (www.luxcompetitionassociation.org) encourage une collaboration et un échange d’idées entre économistes et juristes afin de favoriser l’évolution de cette matière à Luxembourg.</span></h3>
</div>
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		<title>Le développement des hedge funds Ucits</title>
		<link>http://economist.lu/forum/index.php/?p=378</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 09:18:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Becker</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE BILLET DE L'ECONOMIST CLUB]]></category>
		<category><![CDATA[hedge funds]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Philippe DEBATTY, CAIA &#8211; Membre de l&#8217;Economist Club Luxembourg. Si a priori, la gestion des hedge funds est incompatible avec les principes de diversification et les restrictions d’investissement que l’on retrouve dans les fonds Ucits, les avantages bien connus &#8230; <a href="http://economist.lu/forum/index.php/?p=378">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Par Philippe DEBATTY, CAIA &#8211; Membre de l&#8217;Economist Club Luxembourg.</p>
<div style="text-align: justify;">
<p>Si a priori, la gestion des hedge funds est incompatible avec les principes de diversification et les restrictions d’investissement que l’on retrouve dans les fonds Ucits, les avantages bien connus de ces derniers et les freins au développement des premiers ont favorisé depuis quelques années l’émergence d’une nouvelle catégorie de fonds dont Luxembourg a su tirer parti, les Newcits.</p>
<p>Le terme Newcits est un néologisme issu de l&#8217;acronyme Ucits et désigne l&#8217;utilisation de stratégies alternatives dans un cadre Ucits. On parle aussi communément de «hedge fund Ucits» ou d&#8217;«alternative Ucits».</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Les bénéfices des fonds Ucits sont bien connus, particulièrement à Luxembourg. Ces produits attrayants bénéficient d’une grande liquidité, d’une transparence et d’une stabilité réglementaire. Ils constituent, de fait, un véhicule de choix en termes de commercialisation puisqu’ils permettent, parmi leurs nombreux avantages, une distribution transfrontalière. Ils sont, en outre, devenus un label internationalement reconnu, dans la mesure où plus de 40% d’entre eux sont distribués en dehors de l’Europe.</p>
<p>Les hedge funds, quant à eux, ayant beaucoup souffert suite à la crise de 2008 où ils ont cumulé les problèmes (performances médiocres, illiquidité et cas de fraude), ont vu leur demande s’effondrer en même temps que l’intérêt des régulateurs allait croissant.</p>
<p>Les raisons qui ont donc vu évoluer l’industrie des fonds alternatifs ont été multiples:</p>
<p>- du côté de l’offre, les avantages de pouvoir disposer de véhicules permettant l’appel public à l’épargne et facilitant leur distribution, tout en présentant a priori une meilleure protection pour l’investisseur, étaient de nature à redynamiser le secteur;</p>
<p>- du côté de la demande, les préférences des investisseurs institutionnels, échaudés par la crise récente et devenus beaucoup plus prudents vis-à-vis des risques opérationnels, ont été relayées par celles des investisseurs privés, à la recherche de plus de sécurité à travers des fonds onshore et régulés;</p>
<p>- du côté de la réglementation, les autorités de tutelle qui, en 2007, avaient élargi le cadre Ucits en améliorant la flexibilité et donné des directives sur l’utilisation des instruments dérivés, allaient encadrer leur développement.</p>
<p>Ainsi, l’industrie des fonds tout entière serait impactée positivement, car elle y voyait un nouveau pôle de développement, un relais de croissance qui était le bienvenu à cette époque. Tous ces éléments ont donc suggéré un essor important et harmonieux des hedge funds Ucits.</p>
<p>Comme attendu, le Grand-Duché de Luxembourg est devenu le domicile juridique majeur pour les alternative Ucits. En effet, de récentes enquêtes et études lui ont attribué une part de marché d’environ 50%, une proportion qui devrait s’accroître aux dépens de l’Irlande, étant donné la crise financière actuelle.</p>
<p>Nous ne reviendrons pas ici sur les raisons multiples du succès du Luxembourg au niveau des fonds de placement, mais force est de constater que la stabilité politique et fiscale, l’excellence de la collaboration entre tous les acteurs de l’industrie au sens large (incluant les autorités de tutelle et le gouvernement), ainsi qu’une infrastructure de premier plan et plus de 20 années d’expérience dans la distribution transfrontalière, sont autant d’arguments qui attirent les promoteurs.</p>
<p>Les fonds alternatifs Ucits regroupent les fonds qui poursuivent des stratégies de type hedge funds visant à générer de la performance absolue. Cette classification ne prend donc pas en compte les fonds 130/30, les fonds flexibles et les fonds total return traditionnels. Cependant, les raisons qui ont justifié cette classification tendent à s’estomper, dans la mesure où les investisseurs veulent avant tout des performances absolues, de la diversification et de la décorrélation, le tout dans un cadre législatif sécurisé.</p>
<p>Au niveau des stratégies d’investissement, le respect des contraintes Ucits (en particulier celles liées à la diversification et la liquidité) ne permet pas d’envisager la duplication de celles qui existent dans les juridictions plus lointaines. Ainsi, les principales stratégies que nous retrouvons dans ce cadre sont les equity hedge (dont les long/short et equity market neutral), les fixed-income et les global macro.</p>
<p>Par ailleurs, beaucoup pensent que l’adaptation des hedge funds en Ucits altère les stratégies, diminue les performances et est source de tracking error. Enfin, une grande majorité d’observateurs soutient également que les hedge funds Ucits ne sont tout simplement pas adaptés aux investisseurs particuliers, dès lors qu’ils sont exposés à des risques spécifiques qu’ils pourraient plus difficilement appréhender. En<br />
effet, l’analyse de la stratégie implémentée dans un fonds et des risques qu’elle engendre à travers le recours aux produits dérivés le rend généralement peu approprié à la plupart des clients privés.</p>
<p>Les fonds Ucits répliquant des stratégies alternatives sont catégorisés comme fonds sophistiqués. Un OPCVM sophistiqué est un fonds faisant largement appel aux instruments financiers dérivés et/ou recourant à des stratégies ou instruments plus complexes. Des calculs de value-at-risk (absolue ou relative) visent à quantifier la perte potentielle maximale pouvant être générée par le portefeuille d’un OPCVM dans des conditions normales de marché. Le problème se pose évidemment quand les conditions de marché sont difficiles, comme à l’automne 2008 et lors de cet été.<br />
Dans ce cas, les seuls calculs de value-at-risk ne permettent pas à l’investisseur d’évaluer préalablement son risque, dès lors que ces stratégies font face à des risques extrêmes.</p>
<p>Le véritable danger pour l’investisseur est donc le décalage potentiel entre le couple performance/risque anticipé et les résultats effectifs consé­cutifs à un événement extrême. C’est la raison pour laquelle certains rechignent à utiliser le terme Newcits, en soulignant une appellation «mar­keting» qui tend à assimiler ces fonds aux Sicav traditionnelles. Or, alors que celles-ci sont caractérisées par un bêta élevé, mais un alpha faible ou négatif, les premiers prônent le contraire en pratiquant une gestion active, sujette à plus d’accidents.</p>
<p>En conclusion, même si ces produits ne sont pas la panacée, nous pensons que le développement de hedge funds sous le label Ucits devrait s’accentuer et être promis à un bel avenir. La demande des investisseurs institutionnels existe pour des produits liquides, transparents et régulés, offrant des stratégies alternatives reconditionnées pour faire face aux contraintes réglementaires européennes, même si cela doit se faire au prix de performances moindres. Les investisseurs particuliers enfin, «sécurisés» par un environnement réglementaire connu, pourraient être attirés par ce type de produits auquel ils n’avaient pas particulièrement accès jusqu’alors, mais qui pourrait ne pas totalement correspondre à leur profil de risque.</p>
<p>Finalement, même si les risques opérationnels devraient être contenus, une étude approfondie et appropriée des risques financiers reste indispensable afin de pouvoir les intégrer de la manière la plus adéquate dans un portefeuille et obtenir les résultats recherchés.</p>
</div>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Asset management: de l’importance de l’architecture</title>
		<link>http://economist.lu/forum/index.php/?p=345</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 07:54:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Becker</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE BILLET DE L'ECONOMIST CLUB]]></category>
		<category><![CDATA[Asset management]]></category>

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		<description><![CDATA[Par le Dr. Michel VERLAINE &#8211; Economist Club Luxembourg. Il est étonnant que la recherche académique ne se soit pas intéressée à la structure de l’industrie de l’asset management. En tout cas, il se pose des questions intéressantes, notamment en &#8230; <a href="http://economist.lu/forum/index.php/?p=345">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Par le <strong>Dr. Michel VERLAINE</strong> &#8211; Economist Club Luxembourg.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2011/09/michel_verlaine1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-359" src="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2011/09/michel_verlaine1.jpg" alt="" width="104" height="157" /></a>Il est étonnant que la recherche académique ne se soit pas intéressée à la structure de l’industrie de l’asset management. En tout cas, il se pose des questions intéressantes, notamment en termes d’asymétries d’information entre les différents acteurs de cette industrie. L’analyse micro-­économique des structures financières permet éventuellement d’avoir un regard différent sur des problématiques de finance, telle que l’efficience du marché. Par exemple, la distribution et l’administration d’un fonds sont plus coûteuses que la gestion des actifs. Selon le regard que l’on porte sur la structure industrielle, l’analyse quant à la qualité des gestionnaires change. En effet, si le degré de concurrence est faible, le pouvoir de marché des entreprises assurant la distribution et l’administration des fonds pourrait être tel qu’elles pourraient s’accaparer la surperformance. Comprendre la structure industrielle permet aussi de détecter les niches stratégiques, ce qui est d’une importance primordiale pour le Luxembourg.</p>
<p style="text-align: justify">L’industrie dite de l’asset management, revêt, bien sûr, un intérêt primordial pour le Luxembourg. En effet, le pays est une place financière de renommée internationale et occupe le deuxième rang mondial en termes d’enregistrement de fonds d’investissement. Ceci est dû, en grande partie, à la rapidité de transposition des directives européennes et à l’influence du Luxembourg sur la scène européenne. Notons, à cet égard, que deux Luxembourgeois sont à la tête d’instances influençant directement les réglementations européennes: Jean-Claude Juncker est président de l’Eurogroupe et Claude Kremer est président de l’Efama (European Fund and Asset Management Association).</p>
<p style="text-align: justify">Par ailleurs, début juin, le Luxembourg a été le premier et seul pays à avoir transposé la nouvelle directive européenne Ucits IV (dénomination de la Commission européenne pour des fonds standards par opposition à des fonds dits alternatifs).</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, ce que nous voulons souligner ici, c’est le manque de recherche au sujet de ce que nous appelons l’architecture de l’industrie de l’asset management, voire de l’architecture de l’industrie financière tout simplement. Afin de bien comprendre l’objet d’étude, un détour par une description de cette industrie n’est pas sans intérêt.</p>
<p style="text-align: justify">Un fonds d’investissement est une entité qui détient juridiquement les actifs financiers. Ce fonds est supervisé par un conseil d’administration, qui est censé veiller aux intérêts des investisseurs et superviser les relations contractuelles avec ce l’on appelle les service providers, c’est-à-dire les structures qui fournissent leurs services aux fonds d’investissement. A noter, ici, que la société de gestion du fonds est une entité légale différente du fonds.</p>
<p style="text-align: justify">Mais, il existe d’autres service providers. Ainsi, la banque dépositaire veille aux actifs et vérifie, en principe, leur «bonne gestion». Le distributeur du fonds, en général une banque, organise la distribution du fonds aux institutions et particuliers. Enfin, l’administration et la comptabilisation des fonds déterminent la valeur nette d’inventaire et traitent les transactions avec les investisseurs.</p>
<p style="text-align: justify">Différents business models peuvent exister. Une étude d’Oxera en dénombre six. Il y a tout d’abord les sociétés d’asset management, qui appartiennent à des grands groupes bancaires ou financiers. A cet égard, soulignons que ce modèle est prépondérant en Europe, mais moins aux Etats-Unis. Souvent, ces sociétés intègrent, mis à part la distribution, tous les services mentionnés ci-dessus à l’intérieur de la structure. La distribution se fait à travers les filiales de la banque qui détient la société d’asset management.</p>
<p style="text-align: justify">Les banques privées, quant à elles, intègrent aussi une grande partie des services dans leurs structures, mais la distribution se fait à travers les canaux de distribution dénommés à «architecture ouverte», c’est-à-dire via des institutions financières vendant des fonds de tiers.</p>
<p style="text-align: justify">Il y a un autre type de modèle, c’est celui des asset managers indépendants et des «boutiques». Ils sont actifs surtout dans les activités formant le noyau de l’asset management. Ils gèrent les actifs financiers, mais toutes les autres activités sont déléguées à des service providers.</p>
<p style="text-align: justify">La différence entre les «boutiques» et les asset managers indépendants réside dans le fait que les premiers sont plus petits et moins diversifiés et que leurs gestionnaires ont une grande liberté d’action.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, il y a des structures qui sont actives dans les activités qui ne relèvent pas du noyau de l’industrie de la gestion d’actifs. Il s’agit de structures qui fournissent des activités du type back-office et de structures qui sont actives surtout dans la distribution des fonds.</p>
<p style="text-align: justify">Mise à part, bien sûr, la réglementation, la théorie financière et la structure de la demande ont une influence sur les business models prépondérants. Ainsi, dans la phase qui a précédé la crise, la demande des investisseurs pour des produits sophistiqués, de même que la croyance dans la théorie des marchés, prétendûment efficients, a mené à une approche de gestion dénommée core-satellite.</p>
<p style="text-align: justify">Cette approche de gestion se base sur l’idée qu’en général, il est difficile de battre le marché et une majeure partie du portefeuille géré est donc investi dans un fonds passif. Par contre, on suppose que des inefficiences existent et peuvent être exploitées par de petits asset managers spécialisés. Afin de limiter les risques, on investit alors dans une multitude de petits gestionnaires aussi appelés satellites.</p>
<p style="text-align: justify">A vrai dire, la structure de coûts joue aussi un rôle primordial, car il est moins coûteux de générer des rentabilités équivalentes avec une structure qui investit dans un tracker (exchange traded fund), c’est-à-dire un fonds qui réplique un indice de marché, que dans des fonds gérés par des petits gestionnaires. Il y a là des questions intéressantes en termes de structure et de degré de concurrence du secteur. A ce titre, il est intéressant de mentionner le fait que la Banque des règlements internationaux s’intéresse de près aux fameux trackers. En effet, selon la manière dont le fonds est structuré, il peut y avoir des risques de contrepartie qui ne sont pas pris en compte.</p>
<p style="text-align: justify">En tout cas, l’analyse de la chaîne de valeur de l’industrie est d’un véritable intérêt et a probablement trop été négligée par les «académiques». En effet, la majorité des recherches et ouvrages se concentrent sur la gestion des actifs, alors que plus de deux tiers de la structure des coûts proviennent de la distribution et de l’administration.</p>
<p style="text-align: justify">Le graphique ci-dessus indique les structures de coûts des fonds standards en Europe. Analyser plus en détail ces structures des valeurs ajoutées permet aussi de comprendre la géostratégie de domiciliation de l’industrie des services financiers. Le Luxembourg devrait se doter de capacités d’analyse dans ce domaine.</p>
<p>Dr. Michel Verlaine<br />
Professeur associé en Finance<br />
ICN Business School<br />
Directeur général de CAPM-Consulting</p>
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		<title>L’intelligence économique,l’intelligence de l’adaptation </title>
		<link>http://economist.lu/forum/index.php/?p=299</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Jun 2011 10:52:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Becker</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE BILLET DE L'ECONOMIST CLUB]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence économique]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Jacqueline MAUDOUX - Membre de l&#8217;Economist Club Luxembourg. Face au monde global, nouveau, auquel sont confrontées toutes les organisations, il nous appartient de nous adapter, de faire preuve d’ingéniosité, d’agilité. A cet égard, la mise en place d’une approche &#8230; <a href="http://economist.lu/forum/index.php/?p=299">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Par Jacqueline MAUDOUX -</strong> <em>Membre de l&#8217;Economist Club Luxembourg.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/Jacqueline-MAUDOUX.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-425" title="Jacqueline MAUDOUX" src="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2011/06/Jacqueline-MAUDOUX.jpg" alt="" width="118" height="151" /></a>Face au monde global, nouveau, auquel sont confrontées toutes les organisations, il nous appartient de nous adapter, de faire preuve d’ingéniosité, d’agilité. A cet égard, la mise en place d’une approche en intelligence économique et l’utilisation judicieuse des nouvelles technologies de l’information contribueront à la prospérité de nos organisations et à la pérennité de nos emplois.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors d’un colloque récent, j’ai entendu une personne prononcer cette phrase: «On ne peut faire évoluer une société qui ne le souhaite pas.» Pourtant, l’évolution, l’adaptation de l’humain à son environnement est au cœur même de tout progrès économique et social. Ne pas s’adapter, c’est accepter de mourir à court, moyen ou long terme, tout le contraire d’une approche en «intelligence économique».</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’entend-t-on par «intelligence économique»? Différentes définitions existent, dont celle de Michael Porter, le gourou américain du marketing, la plus pragmatique: «L’intelligence économique consiste à disposer de la bonne information, au bon moment, pour prendre la bonne décision.»</p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple, si je m’interroge sur le meilleur «positionnement» du Luxembourg, je dois considérer celui des autres territoires, concurrents ou complémentaires, car seule une «différenciation» bien choisie et une stratégie cohérente seront le gage d’une prospérité future. Ce type de démarche repose sur la collecte, l’analyse et la diffusion d’informations utiles aux bons interlocuteurs qui pourront alors prendre la bonne décision, comme celle de centraliser au Luxembourg une activité phare qui assurera son rayonnement international.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus généralement, l’objectif de l’intelligence économique est d’aider les dirigeant(e)s de toute structure, qu’il s’agisse d’un organisme public, d’un syndicat professionnel, d’une entreprise, d’une asso­ciation à:</p>
<ul>
<li><strong>reconsidérer la raison d’être de leur activité et la validité de leur stratégie;</strong></li>
<li><strong>actualiser leur vision du monde, loin de toute naïveté;</strong></li>
<li><strong>anticiper tout changement sur les marchés, les régions et les pays concernés;</strong></li>
<li><strong>détecter de nouvelles opportunités de croissance et de développement;</strong></li>
<li><strong>pallier toute vulnérabilité liée à la fuite d’informations sensibles;</strong></li>
<li><strong>capitaliser sur leur savoir-faire;</strong></li>
<li><strong>susciter l’adhésion de l’ensemble du personnel et une participation active au</strong> renouveau de l’entreprise, du syndicat, de l’organisme public, de l’association.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Les mots clés liés à cette démarche sont: l’anticipation, la «proactivité» de préférence à la réactivité; la prudence, la «vigilance» et non la naïveté; l’approche collaborative au sein de l’entreprise ou de l’organisation, car chaque collaborateur, quel que soit son niveau, dispose d’un savoir, d’un savoir-faire et se doit d’être inclus dans la collecte et la remontée d’informations utiles à son entreprise ou organisation. Pourquoi s’intéresser à l’anticipation, à la proactivité? Parce que de nombreuses régions, pays, entreprises et organisations diverses périclitent ou disparaissent en raison de leur vanité, de leur manque de vision, de discernement et d’adaptation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le respect de la confidentialité et la protection des données sensibles sont, de nos jours, une urgence en raison des transferts de technologie sur le plan national et international, mais aussi de la généralisation d’Internet et des systèmes de «veille» visant à collecter et exploiter les informations obtenues. Comment sauvegarder ses savoirs dans une économie désormais globale, où les règles du jeu sont nouvelles, souvent inattendues? Et quelle stratégie adopter pour gagner sur ces marchés ouverts?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour comprendre ce monde nouveau et assurer notre prospérité, prenons le «taureau par les cornes» et essayons de comprendre cette situation afin de la maîtriser. WikiLeaks nous a montré le danger de disposer d’une base de données gigantesque, mais aussi la perméabilité des systèmes d’information des entreprises, des régions, des Etats. Ces derniers ne sont plus des forteresses, mais des systèmes ouverts caractérisés par des flux d’informations entrants et sortants que chacun essaie de maîtriser, à sa manière. Quant à chacun d’entre nous, qu’en est-il de notre vie privée avec l&#8217;utilisation des réseaux sociaux qui laissent, parfois à notre insu, apparaître des données privées? Et dire que nous n’en sommes qu’au début…</p>
<p style="text-align: justify;">En réponse à cette nouvelle donne, je suggère les étapes suivantes:</p>
<p style="text-align: justify;">le suivi d’une formation-sensibilisation ciblée: elle vous permettra de cerner tout le bénéfice lié à la mise en place d’une approche en intelligence économique, de comprendre les «outils» utilisés pour la collecte et la diffusion d’informations, de comprendre les métiers de l’intelligence éco­nomique, de la veille à la communication d’in­flu­ence, à l’e-réputation ou au lobbying, de cerner les opportunités de développement de votre organisation, syndicat, région, entreprise et les sources de vulnérabilité;<br />
l’établissement d’un diagnostic personnalisé: un diagnostic général de votre syndicat, association, entreprise… permettra de réactualiser votre mission, votre stratégie, dans une approche collaborative, mais aussi de déceler les défaillances éventuelles de votre structure et les prémices d’un échec;<br />
la mise en place de propositions de solutions résultant du diagnostic: un plan d’action précis et un calendrier de réalisation seront rédigés afin que les actions sous-jacentes soient entreprises suivant les priorités, les moyens, les ressources humaines et les budgets disponibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous l’aurez compris, l’intelligence écono­mique est un état d’esprit, une nouvelle façon de gérer qui combine anticipation et prudence. En ce sens, elle est l’affaire de tous et non de privilégiés au sein de l&#8217;entreprise, syndicat, région… son objectif ultime étant la pérennité des organisations et de l’emploi.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle implique le personnel de l’entreprise et le comité de direction, mais s’adresse également au conseil d’administration dont les membres – hommes et femmes – doivent être choisis en raison de leur compétence, de leur faculté d’adaptation, de leur compréhension de ce monde nouveau, de leur originalité et créativité. Les membres d’un conseil d’administration devraient venir d’horizons différents, de régions différentes, de façon à présenter un panachage de profils et d’expériences utiles à la prospérité future de l’organisation, l’entreprise, le syndicat ou la région concernée… Ceci est d’autant plus vrai pour le Luxembourg, compte-tenu du rayonnement international des entreprises qui y siègent.</p>
<p style="text-align: justify;">Rassurez-vous toutefois, la mise en œuvre de cette démarche n’est pas très coûteuse au regard du «retour sur investissement», d’autant que de nombreuses régions financent ce type d’actions collectives au bénéfice des entreprises souvent regroupées par filière en clusters, pôles d’excellence ou de compétitivité.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.paperjam.lu/article/fr/l-intelligence-economique-l-intelligence-de-l-adaptation">publication PaperJam </a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>La diversification économique au Luxembourg</title>
		<link>http://economist.lu/forum/index.php/?p=291</link>
		<comments>http://economist.lu/forum/index.php/?p=291#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 May 2011 06:55:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Becker</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE BILLET DE L'ECONOMIST CLUB]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://economist.lu/forum/forum.php/?p=291</guid>
		<description><![CDATA[Par Isabelle LAHR – Membre de l&#8217;Economist Club Luxembourg. Association sans but lucratif, l’Economist Club Luxembourg se veut un forum d’échanges, un espace de débat entre économistes. Il est également appelé à prendre position et à faire connaître l’avis de &#8230; <a href="http://economist.lu/forum/index.php/?p=291">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/ecl_isabelle_lahr.png"><img class="alignleft size-full wp-image-427" title="ecl_isabelle_lahr" src="http://economist.lu/wordpress/wp-content/uploads/2011/05/ecl_isabelle_lahr.png" alt="" width="89" height="110" /></a>Par Isabelle LAHR – <em>Membre de l&#8217;Economist Club Luxembourg. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Association sans but lucratif, l’Economist Club Luxembourg se veut un forum d’échanges, un espace de débat entre économistes. Il est également appelé à prendre position et à faire connaître l’avis de ses membres sur des thèmes économiques d’actualité, en suscitant la discussion, tout en maintenant une certaine rigueur dans la démarche proposée.</em></p>
<p>Si les crises et les fluctuations plus ou moins fortes ont toujours existé par le passé, il faut se rendre à l’évidence que de nos jours, la globalisation et la mondialisation sont devenues telles que lors d’un déclenchement de crise en une région du monde, les répercussions sur les marchés internationaux sont inévitables et rendent de plus en plus complexe la gestion des pertes issues de ces crises. Le Luxembourg, caractérisé par un degré de concentration de capitaux étrangers élevé et par sa forte dépendance du secteur financier hautement développé, a payé un lourd tribut lors de la récente crise financière. A l’heure des bilans et des leçons à tirer de cette crise, il est opportun de reconsidérer les secteurs existants de l’économie luxembourgeoise et de se pencher sur les pistes à creuser pour ouvrir cette dernière à d’autres piliers moins vulnérables en cas de problèmes. L’enjeu est de taille, il s’agit en effet de consolider les secteurs économiques déjà existants et de créer de nouvelles chaînes de valeur au sein de l’économie luxembourgeoise, si possible indépendantes des fluctuations des marchés.</p>
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<p>Lancement prochain d’une zone franche pour les biens de valeur (œuvres d’art, vins, voitures de luxe&#8230;), hub de logistique, recherche &amp; développement, innovations multiples, technologies de l’information, télécommunications, constitution de réseaux regroupant plusieurs acteurs différents, nouveaux créneaux de la place financière: voilà autant de domaines de diversification de l’économie luxembourgeoise méritant une attention particulière. Cela est d’autant plus vrai suite à la récente crise financière ayant nécessité le concours massif de l’Etat pour soutenir le système bancaire et dont les conséquences se font toujours sentir.</p>
<p>N’oublions cependant pas que l’économie luxembourgeoise présente une multitude de branches d’activité. Citons, par exemple, le caoutchouc, les films plastiques, les frets aérien, routier, ferroviaire et maritime, le verre plat, le secteur agroalimentaire, la construction, les cimenteries, les équipements automobiles&#8230; En ce qui concerne le secteur sidérurgique, Arcelor­Mittal, premier producteur d’acier au monde, est aussi toujours l’employeur le plus important au Luxembourg.</p>
<p>Le secteur financier, lui-même, présente éga­lement certains sous-secteurs (private wealth management, fonds d’investissement, crédits internationaux, assurances et finance structurée&#8230;) offrant encore des potentialités même dans un contexte peu favorable.</p>
<p>Les efforts de diversification ne sont pas nouveaux. En effet, déjà au cours de l’année 2002, le ministère de l’Economie et du Commerce extérieur a lancé les «Cluster-Programs», dont le but est de constituer des réseaux, afin que des acteurs privés (entreprises) et publics (centres de recherche, ministères…) puissent agir en partenariat pour concentrer leurs compétences diverses et contribuer ainsi au développement de l’économie (voir le graphique ci-contre).<br />
La diversification économique nous amène à évoquer les «niches de compétences» qui sont des créneaux, ou segments de marché limités, visant une clientèle bien ciblée et dont le but est de se différencier de la masse de consommation courante. Il s’agit de marchés très étroits (produits offerts par des firmes comme Rotarex, Ceratizit ou IEE) ou de services très spécifiques (commerce électronique). Des niches peuvent aussi exister dans de grands groupes. Par exemple, les rails pour ponts roulants ou palplanches produits par ArcelorMittal. Ou bien encore le fleuron du groupe, les poutrelles Grey, mondialement réputées, qui servent de base aux grandes structures métalliques, comme les gratte-ciel.</p>
<p>Les questions suivantes doivent être posées: quelles sont les ressources disponibles pour diversifier? Quels sont les coûts engendrés et surtout est-ce que le retour sur investissement vaut tous les efforts? Les résultats escomptés d’une politique de diversification peuvent se faire attendre et ne peuvent souvent qu’être appréciés sur le long terme, alors que de nos jours les retombées économiques doivent se produire à court terme.</p>
<p>Il reste aussi à voir si d’autres pays ne sont pas en train de développer des secteurs similaires. Avant de pouvoir parler de niche, il faut observer comment les créneaux se développent. Le risque est souvent de se faire dépasser par un outil encore plus performant (exemple typique: le téléphone mobile).<br />
Certaines firmes peuvent disparaître en cours de route, que ce soit par fermeture totale ou partielle (Monsanto, TDK), liquidation, faillite (Valfond&#8230;) ou délocalisation (Villeroy &amp; Boch&#8230;).</p>
<p>Les défis à relever en termes de diversification économique sont multiples. Le secteur financier doit être consolidé. Il est et restera porteur de l’économie, quoique très concurrencé par d’autres places financières.</p>
<p>Les atouts du Luxembourg sont pourtant indéniables. Sa position géographique centrale en Europe, son intégration dans la Grande Région et son multilinguisme en font un acteur de premier ordre pour attirer de nouveaux partenaires qu’il s’agira d’accompagner par une infrastructure adéquate à la hauteur de leurs espérances (incitations fiscales, cadres législatif et administratif adéquats&#8230;).</p>
<p>A l’heure actuelle, quelque 150 sociétés sont actives au Luxembourg dans le domaine des technologies à caractère environnemental. Citons comme exemple le cas de la société Epuramat, dont l’activité s’étend depuis le traitement et la purification des eaux usées jusqu’à la production d’énergie alternative, la «clean energy». De tels concepts sont nécessaires et pourront certainement attirer d’autres sociétés.</p>
<p>Une piste à creuser davantage sera le recyclage (bois, verre, caoutchouc, électronique, électroménager, batteries, déchets de verdure, réduction de l’usage du plastique&#8230;). Ainsi le taux de recyclage pourra s’accroître et le rendement des matières premières sera plus efficace. Il s’agit d’ailleurs d’une préoccupation majeure au niveau européen, l’enjeu étant que des déchets exportés dans des pays non-OCDE puissent rester en Europe pour y être recyclés afin d’en faire des produits de substitution.</p>
<p>Il faudra aussi penser à un temps «après le pétrole» en développant les énergies alternatives/renouvelables (biomasse, éoliennes&#8230;.). Des économies d’énergie tant au niveau de la consom­mation de carburant (introduction de voitures hybrides, électriques) que des habitations (isolations) sont certainement encore possibles.</p>
<p>Sans prétendre à l’exhaustivité du propos, le but de la présente contribution a été de porter un regard différent sur notre économie en insistant sur sa diversification bien réelle à côté d’un secteur financier très développé et en gardant à l’esprit que notre pérennité passera également par le secteur industriel, héritage principal du Luxembourg.</p>
<p>Les nombreuses missions économiques ne sont pas vaines pour faire connaître notre pays à l’étranger. Il s’agit de trouver de petites entités hautement spécialisées, car attirer la grande industrie n’est plus possible. La recherche de partenariats internationaux serait à recommander afin de partager les responsabilités et les enjeux financiers.</p>
<p>Une concertation de tous les acteurs est nécessaire pour renforcer globalement notre économie.Gageons que notre classe politique saura relever les défis qui s’imposent à elle.</p>
<p><a href="http://www.paperjam.lu/article/fr/la-diversification-economique-au-luxembourg">publication PaperJam </a></p>
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